Accord Suisse/USA : Les jlrs refusent une nouvelle brèche dans le secret bancaire

Accord Suisse/USA : Les jlrs refusent une nouvelle brèche dans le secret bancaire

Communiqué de presse des jeunes libéraux-radicaux suisses du 5 décembre 2012

La Conseillère fédérale Widmer-Schlumpf a annoncé hier la signature d’un accord avec les Etats-Unis prévoyant l’obligation de principe de livrer les noms des clients des banques, cela de manière générale. Cette démonstration de force de l’impérialisme américain est vivement rejetée par les jlrs qui demandent l’adoption de nouvelles règles claires pour la négociation de futurs accords et un moratoire dans l’intervalle.

Les jlrs s’offusquent de constater que le nouvel accord signé avec les USA prévoit la livraison de principe des noms des clients des banques suisses en fonction de leur nationalité, et non plus en fonction du lieu de conclusion du contrat.

Ce projet est inacceptable au regard de la souveraineté suisse et des principes généraux du droit. Les Etats qui ont été incapables de gérer correctement leurs finances publiques font aujourd’hui les fonds de tiroir et s’avèrent prêts à violer allègrement les règles en matière de vie privée pour éviter d’entreprendre les vraies mesures d’économie qui s’imposent.

Autre soucis, la méthode. Aux yeux des jlrs, il est inacceptable que ces accords soient signés avant d’être publiés. Cette nouvelle forme de diplomatie secrète est totalement contraire aux valeurs démocratiques suisses et doivent être désormais interdites. Le Conseil fédéral n’a en aucun cas la légitimité pour placer le Parlement et le peuple devant des faits accomplis. Si ces accords sont bons, les négociations ne doivent pas être cachées.

D’une manière générale, les règles doivent être redéfinies pour la négociation de pareils accords. L’intérêt primordial à prendre en compte doit toujours être celui du peuple suisse et les valeurs de la Confédération, au rang desquelles figure la protection de la sphère privée et des libertés individuelles. Les intérêts des Suisses priment en tous cas sur celui des autorités fiscales suisses ou américaines. En attendant qu’un nouveau code de conduite soit adopté, les jlrs exigent un moratoire interdisant la poursuite de négociations similaires. A trop réduire le secret bancaire, le Conseil fédéral prend sérieusement le risque d’un référendum populaire en sa défaveur.




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1 Comment on "Accord Suisse/USA : Les jlrs refusent une nouvelle brèche dans le secret bancaire"

  • Noviee says

    que je reve9rifie mes sources, mais il me selbmait, notamment dans Libe9ral mais pas coupable , que Gave expliquait que c’e9tait le boulot de la banque centrale de fixer les taux directeurs. Il prf4ne une gestion plutf4t sage de ces taux (alignement sur le rendement e0 long terme du capital, ce qui revient e0 singer le marche9 libre), mais e7a me semble quand meame assez dirigiste.Dans sa critique de la cre9ation de l’euro, il expliquait aussi que l’euro, en donnant une banque centrale unique e0 toute la zone, forcerait l’unification des taux d’inte9reats bancaires, ce qui provoquerait un de9sastre. Il avait parfaitement raison, et c’est la vraie cause de l’e9chec de l’euro (bien plus que les proble8mes artificiels de zone non optimale). Sauf que dans l’affaire, il ne critique absolument pas le fait que c’est la banque centrale qui de9cide de ce taux d’inte9reat. En l’absence de BCE, on aurait pourtant tre8s bien pu avoir une monnaie commune et des taux bancaires diffe9rencie9s.Si c’est la banque centrale qui fournit la base mone9taire, il faut bien qu’elle en de9termine le prix. Adosse9 e0 un e9talon, le prix sera fiable, mais l’existence d’une banque centrale devient alors accessoire. Mais avec une monnaie purement fiat, j’ai du mal e0 imaginer comment une banque centrale peut fournir la base mone9taire sans de9terminer aussi les taux d’inte9reats de fae7on arbitraire.Rothbard, Fisher et Allais sont partisans de la re9serve inte9grale, mais je ne suis pas certain que Rothbard e9tait favorable e0 une banque centrale, on peut avoir le 100% monnaie sans banque centrale, avec un e9talon or par exemple (ou meame sans e9talon).Friedman e9tait favorable e0 une gestion des taux d’inte9reats par la banque centrale, et Gave semble le rejoindre le0 dessus. En bon mone9tariste, Friedman affirmait aussi qu’en 1929 l’erreur avait e9te9 de ne pas avoir cre9e9 massivement de la liquidite9, contrairement aux autrichiens qui estiment qu’une de9flation est parfaitement saine en temps de crise.Faudrait ve9rifier l’opinion de Gave le0 dessus.Une banque centrale avec le 100% monnaie pourquoi pas, mais sans e9talon, comment fixer le prix de la monnaie ?

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